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Marraines de Choisir / Choisir la Cause des femmes

2024

  • Collection sur démo 2
  • Plus de marraine ! En attente de réponse de Christine Bard pour une nouvelle marraine

Ancienne marraine : (échec) Marie Joseph Bertini : marie-joseph.bertini@univ-cotedazur.fr

Historique (Sam) :
--- 11 mars 2024 : ai contacté la marraine Marie-Joseph Bertini : sans réponse
--- 11 mars 2024 : contact Christine Bard pour savoir qui pourrait s'occuper de la présentation
--- 13 mars 2024 : réponse de Mme Bertini : n'a plus le tps de s'en occuper
--- 13 mars 2024 : je contacte Ch. Bard pour lui demander qui peut la remplacer : sans réponse
--- 11 septembre 2024 : ai re-contacté la marraine Marie-Joseph Bertini le : sans réponse (normal elle m'avait déjà dit qu'il fallait confier la tâche à qqun d'autre)
--- 8 novembre : je demande à Christine Bard ce qu'elle préfère (publication sans texte ou avec le taf d'une autre marraine ?).
Elle me répond que je peux me charger de rédiger la présentation, qu'elle la relira et qu'on pourra mettre en ligne. Je peux également contacter les 2 responsables de la revue Violaine Lucas, Agnès Defaux : 

Violaine Lucas violainelucas@outlook.fr (Présidente de l'Association Choisir La Cause Des Femmes jusqu'en 2024) et 06 99 63 61 72
et nouvelle présidente : Maria cornaz Bassoli : contact contact@choisirlacausedesfemmes.org
Agnès Defaux adefaux@yahoo.fr (juriste de l'Association Choisir La Cause Des Femmes).

Texte de présentation de la revue.

Le 5 juillet 1971 parait dans le Nouvel Observateur, un manifeste "Un appel de 343 femmes", aussi appelé le "Manifeste des 343", dont les signataires (qui étaient plus nombreuses) appellent à la légalisation pleine et entière de l'avortement pour les femmes, s'opposant ainsi au projet de loi du député gaulliste Claude Peyret et de l'Association Nationale pour l’Étude de l'Avortement) qui prévoit l'élargissement partiel de l'avortement thérapeutique aux cas de viol (dans les faits toléré depuis 1955). Commenté de manière satirique par Charlie Hebdo, le manifeste sera souvent appelé le Manifeste des 343 Salopes, faisant ainsi écho à l'antiféminisme des opposants de l'avortement. Ce manifeste évoque à la fois les conditions dangereuses dans lesquelles sont pratiqués les avortements clandestins sans contrôle médical, et le silence qui règne autour des avortements de millions de françaises dont les signataires déclarent faire partie, risquant ainsi les poursuites judiciaires. Parmi les signataires on trouve des personnalités, artistes, philosophes, politiques, ... : Françoise d''Eaubonne, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Brigitte Fontaines, Jeanne Moreau, Agnès Varda, Violette Leduc, Nadine Trintigniant, Dominique Desanti, Jacqueline Picasso, ...

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© Site de l'association Choisir la Cause des femmes

C'est dans la foulée de cet acte fondateur que nait, en juillet l'association Choisir la cause des femmes, une association de lutte pour la dépénalisation de l'avortement, fondée par Gisèle Halimi (Avocate et députée franco-tunisienne), Simone de Beauvoir (Philosophe, écrivaine et première Présidente de l’association), Jean Rostand (Académicien), Christiane Rochefort (Romancière, autrice de La porte du fond) et Jacques Monod (prix Nobel de médecine en 1965 avec André Lwoff et François Jacob). Le premier objectif de ce mouvement est de pouvoir prendre en charge la défense des 343 signataires en cas de poursuite, l'avortement étant à l'époque considéré comme un délit. En effet, l'association promeut non seulement l'éducation sexuelle et la contraception libre et gratuite, l'image.pngabrogation de la loi de 1920 qui condamne l'avortement mais aussi la défense gratuite des femmes poursuivies pour avortement. 

C'est justement cette association qui, en 1972 prendra en charge la défense de Marie-Claire Chevalier (alors mineure), et des trois femmes considérées comme complices (sa mère et deux autres femmes) pour avortement illégal au Procès de Bobigny, avec Gisèle Halimi comme avocate. Un des lignes de la défense est de révéler qu'une injustice sociale sous-tend les poursuites pour avortement : en effet, sur 100 femmes condamnées pour avoir avorté, 26 sont des ménagères appartenant à des milieux modestes, 35 sont employées de bureau (niveau dactylo), 5 sont ouvrières, 15 sont employées dans le commerce ou l'artisanat, 16 appartiennent à l'enseignement primaire et 3 sont étudiantes" (article du 13/10/1977 de Michèle Backman : "16 ans, enceinte et pauvre", paru dans l'Unité).

© Site de l'association Choisir la Cause des femmes

A partir de 1974, les thématiques de l'association sont étendues, à la lutte contre le viol, les violences, le sexisme, ainsi qu'à l'égalité professionnelle, et pour une meilleure représentation des femmes dans la vie publique.